Jean Claude Clément, artiste peintre

Jean-Claude Clément est un des fondateurs de la galerie « de Zéro à l’infini ». Lui-même est un peintre autodidacte (mais ayant suivi moult cours et stages pour acquérir les techniques de base du dessin et de la peinture à l’huile). Depuis sa retraite à St Brevin, il peut consacrer plus de temps à sa passion, et a revisité à sa manière les thèmes « classiques » de la peinture figurative : natures mortes, portraits, paysages, marines… Admirateur des maîtres anciens de la peinture renaissante et baroque, et aussi
des artistes de la deuxième moitié du XIXe siècle (symbolistes, réalistes, impressionnistes…), il n’en néglige pas moins l’inspiration issue de sujets contemporains, avec une influence discrète du
surréalisme.

Je suis ingénieur retraité, avec une vie professionnelle passée essentiellement dans l’informatique bancaire. « Mais » – vous dites-vous en votre for intérieur – « quel rapport avec la peinture ? ». De fait, je suis un peintre autodidacte. Je n’ai pas suivi de cursus artistique dans ma prime jeunesse.
Mais si je fais le compte des heures passées à la pratique de la peinture depuis quelques dizaines d’années, en solo ou dans le cadre de cours ou de stages, et bien ma foi je ne devrais pas être loin maintenant d’atteindre le quota d’heures minimum pour obtenir mon brevet de peintre « pas complètement amateur ». La preuve : j’ai un numéro de SIRET, et une carte de la Maison des Artistes !
J’ai depuis l’enfance des poussées d’activité graphique, avec de nombreuses éclipses. Elles se trouvèrent reléguées au second plan de mon existence, lorsque je m’orientais vers des études scientifiques. Mais elles ne disparurent pas totalement tout au long de ma vie adulte, se glissant dans les interstices de mon emploi du temps, comme les souris dans une cuisine mal gardée .
Je pratique surtout la peinture à l’huile. J’ai découvert tardivement (vers mes 50 ans) cette technique. Pourquoi l’huile ? « Parce que c’était l’huile, parce que c’était moi ». Plus sérieusement, j’ai ai d’emblée l’onctuosité, la souplesse et la sensualité de l’huile, son indulgence vis-à-vis des erreurs du débutant (puisque l’on peut se « repentir » sans difficulté et reprendre un travail en évolution permanente). Et puis, j’ai l’espoir qu’un jour j’atteigne (ou au moins me rapproche !) du niveau des maîtres de la peinture baroque et de la deuxième moitié du XIXe siècle. « Pas très avant-garde, tout ça » ,me direz-vous… Oui ,c’est vrai d’un point de vue technique… mais les sujets peuvent être parfaitement contemporains en prenant appui sur ce socle traditionnel. « Juché sur les épaules des géants » du passé, on peut voir plus loin !
C’est ce que je m’efforce de montrer dans mes tableaux, en revisitant des thèmes « classiques » (natures mortes, portraits, paysages, marines…) et en me souvenant fréquemment de mon attirance
ancienne pour le surréalisme. L’objectif n’est pas la destination finale (existe-t-elle vraiment ?), mais le chemin parcouru, balisé d’œuvres au fil du voyage… et puis aussi le plaisir donné au spectateur, récompense suprême du travail effectué…